200 personnes soutiennent la famille expulsée d’une Cité du 92

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Presse du 28 septembre 2013

Expulsés pour nuisances, ils réclament un logement

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« Ils me font galérer en me laissant dehors. Je suis hébergée ici ou là, mais je veux être relogée à Gennevilliers, car j’ai ma vie ici », se révolte Hakima, expulsée de son HLM de l’avenue Gabriel-Péri début juillet pour « troubles de jouissance ». Cette mère de famille a été obligée de quitter son logement, qu’elle occupait avec ses six garçons et filles, dont l’une handicapée, et sa petite-fille de moins de 2 ans.

La résiliation du bail a été obtenue auprès du tribunal administratif par l’OPHLM de la ville le 10 janvier 2012.

En signe de soutien à la famille, le Front des banlieues indépendant (FBI) a appelé hier après-midi à une seconde mobilisation devant la mairie, après celle du 7 août. Lakhdar, le fils aîné, âgé de 24 ans, et une centaine de personnes, dont près de la moitié de préadolescents, adolescents et jeunes adultes, ont défilé de la mairie au quartier du Luth en passant devant le nouveau centre culturel Aimé-Césaire et l’agence OPHLM. « Plus de cinquante jours se sont écoulés depuis notre manifestation, et rien n’a changé pour la famille Khadir. Aujourd’hui, nous avons une pétition qui a recueilli les signatures de 75 des voisins directs de la famille expulsée, réclamant leur réintégration dans leur ancien appartement », fait valoir Hassan Ben M’Barek,président du FBI.

Pétition contre pétition, puisque c’en est une autre qui a conduit l’OPHLM, qui gère 8000 logements, à engager la procédure d’expulsion dès 2010, non liée à des impayés mais à des nuisances au voisinage. « Les expulsions pour mauvais comportements sont rares, il s’agit de quelques cas par an, explique Jacques Bourgoin, maire (PCF) de Gennevilliers. C’est bien sûr une situation extrême qui n’est pas souhaitable mais nous avons reçu plusieurs pétitions depuis plus de cinq ans contre cette famille. Elles réunissent les signatures de plusieurs centaines de personnes, habitants et commerçants qui subissaient un climat insupportable dans le bâtiment et aux alentours. Ils y dénoncent les agissements de trois des jeunes de la famille. »

Entre tapages nocturnes et petites agressions, ils auraient aussi participé au blocage d’un commerce et à l’incendie d’un véhicule d’un professionnel de santé. Une source policière évoque le dépôt d’une centaine de mains courantes au commissariat.

« Je ne nie pas ces agissements, mais je demande à voir ces pétitions. Et surtout, pourquoi expulser une famille entière? C’est injuste », s’insurge Hassan Ben M’Barek, qui dit tout faire pour « appeler les jeunes au calme pour ne pas que ça finisse mal ».

Le Parisien

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