Le Parisien: Manifestation devant le Conseil départemental du 93 contre la discrimination des éducateurs

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Presse du 22 janvier 2016

Bobigny : l’association en danger manifeste devant le conseil départemental

Bobigny, ce jeudi. L’Arsej, une association de protection de la jeunesse, manifeste devant l’hôtel du Département, soutenue par le FBI (Front des banlieues indépendant) contre les menaces de fermeture qui pèsent sur la structure. (LP/F.L.)

Bobigny, ce jeudi. L’Arsej, une association de protection de la jeunesse, manifeste devant l’hôtel du Département, soutenue par le FBI (Front des banlieues indépendant) contre les menaces de fermeture qui pèsent sur la structure. (LP/F.L.)

«La fermeture nous pend au nez», lance Djamel Guessoum, directeur général de l’Arsej (Association de réinsertion sociale pour l’enfance et la jeunesse), installée à Saint-Denis. Ce jeudi, il manifestait sa frustration devant l’Hôtel du département à Bobigny, soutenu par le FBI (Front des banlieues indépendant), un groupe de militants associatifs.

Depuis la création de l’Arsej, en 2012, le CDEF (Centre départemental enfant et famille) —chargé de la protection de l’enfance en Seine-saint-Denis— a orienté près de 75 adolescents en difficulté vers cette structure d’hébergement et de formation. «Mais en mai dernier, tout s’est arrêté», explique le responsable. La raison : «nous nous sommes rendus compte que l’association n’avait pas l’agrément indispensable pour accueillir ces mineurs», indique un responsable de l’aide sociale à l’enfance.

«Nous avons déposé trois demandes restées sans réponse», précise Djamel Guessoum. De son côté, le cabinet de la présidence du conseil départemental dément et ajoute : «Un audit est en cours. L’Arsej va recevoir les conclusions et devoir répondre à des remarques. A l’issue de cette procédure, leur demande d’agrément sera examinée.»

Djamel Guessoum proteste : «Cela n’a pas de sens. Une quarantaine d’emplois sont en danger immédiat, dont 25 de nos correspondants qui sont en charge de la lutte contre la radicalisation religieuse. C’est pourtant un dispositif rare.»

Dans le département, deux autres associations sont dans la même situation. «De façon conservatoire, on ne leur confie plus d’enfants, précise le conseil départemental. Mais, dans l’intérêt de leur suivi, tous les jeunes n’ont pas été retirés.» C’est également pour des raisons pratiques car les places en foyer manquent cruellement en Seine-saint-Denis. Au sein de l’Arsej, ils sont encore une dizaine de jeunes à être hébergés.

Floriane Louison

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